Héliodore de Thyard de Bissy:
Héliodore de Thyard de Bissy est né en 1556. Il épousa le 18 Octobre 1580, Marguerite de Busseul Saint Sernin. Vaillant soldat, il se distingua à la prise de Griselles, en Champagne, où il défendit seul son étendart contre huit soldat. Il défendit les villes de Givry et de Buxy où il tenait garnison en 1589. L'année suivante, il vint s'emparer de Verdun le 5 avril 1590, occupé par les troupes de la Ligue commandées par le fameux Réal. Nommé gouverneur de cette ville par Henri IV, il releva les fortifications à moitié démolies et fit de Verdun une des places les plus fortes de la Bougogne. On a vu dans le cours de cette histoire, comment il défendit la ville qu'Henri IV lui avait confiée et comment mourrut son épouse Marguerite de Busseul. Thyard poursuivit les ligueurs, les battit deux fois sous les murs de Chalon, puis une fois sous les murs de Beaune, où il fut blessé. . Fait prisonnier, il fut emporté mourant au chateau de Beaune, où il expirale 27 juillet 1593, empoisonné, dit on par ses ennemis dont il était la terreur. Les Dijonnais avaient offert 10000 livres si on voulait le remettre entre leurs mains. Son oncle Pontus de Thiard, évèque de CHalon, le fit inhumer dans l'église de l'abbaye de Maizières. Extait du livre: Verdun sur le Doubs Essais historiques - C Perrier
Marguerite de Busseuil Saint Sernin:
Elle est née en 1563. Femme d'un grand courage et d'une force de caractère peu commune, elle aurait voulu, malgè les instantes prières de son mari, rester dans la ville de Verdun assiegée par une formidable armée de Ligueurs. Elle soutenait le courage des solats, les étonnait par son infatiguable activité et son sang froid. Le 27 août 1592, elle faisait elle même la distribution des poudres sur les remparts, quand elle fut déchirée en lambeaux par l'explosion d'un tonneau de poudre qui avait pris feu. Extait du livre: Verdun sur le Doubs Essais historiques - C Perrier
Pierre Vaux:
Né le 8 janvier 1821 à Molaise, commune d'Ecuelles, Pierre Vaux, enfant de la campagne dont l'intelligence fut remarquée par ses maîtres, est admis le 7 septembre 1842 à l'Ecole Normale de Mâcon et, en novembre 1844, il est agréé instituteur à Longepierre par le Conseil Municipal, son premier et seul poste d'enseignant. Le 9 septembre 1845, il se marie avec une belle fille de Longepierre, Irma Jeannin. Animé par les principes de la République, Pierre Vaux a très vite revendiqué des améliorations pour son école: véritable "révolution culturelle" pour l'époque, il fit admettre que l'instruction devienne gratuite en 1848, prise en charge oar ke budget de la Commune, au grand dam des Notables, qui voyaient ainsi leurs enfants partager l'instruction avec les enfants des pauvres.
L'autre raison fondamentale qui explique l'hostilité dont a été victime Pierre Vaux est la question du partage des Communaux. Lors du renouvellement des baux en 1848, l'action des plus riches pour remettre en cause la loi se heurta à la campagne vigoureuse menée par Pierre Vaux et ses amis républicains, dont Jean Baptiste Petit. La popularité de Vaux, ses idées de générosité, de justice sociale, le désignèrent comme le chef des Rouges des la commune: il fut suspendu de ses fonctions le 13 mars 1850 et révoqué le 21. Il quitta donc son logement à l'école et exerça des travaux manuels et agricoles pour gagner sa vie. C 'est du 28 janvier 1851 que l'on peut dater la haine que Gallemard, l'aubergiste du Lion doré, qui se disait l'ami des Républicains, vouera à Vaux et à Petit: ce jour-là, Pierre Vaux est élu maire contre Gallemard, lui même élu premier adjoint, au bénéfice de l'âge contre Jean Baptiste Petit. Pierre Vaux est destitué par le Préfet qui impose Gallemard à sa place. Le pouvoir politique au niveau national se radicalisait; la République cédera sa place au 2nd Empire qui se profilait... C'est dans ce contexte trouble, que, dans la nuit du 2 au 3 mars 1851 éclate à Longepierre, le premier double incendie... Une immense machination s'était tramée. Sur les accusations mensongères de Balleaut, manipulé par Gallemard, Pierre Vaux est condamné en juin 1852 à Chalon sur Saône, avec d'autres dont Jean Baptiste Petit, aux travaux forcés à perpétuité. Vaux arrive à Cayenne le 27 septembre 1855, où il finira sa vie en 1875. Jean Baptiste Petit mourra également à Cayenne en 1881. Le "crime judiciaire" était allé à son terme.
Grâce à l'entêtement extrême du fils Vaux, Pierre Armand, Pierre Vaux et Jean Baptiste Petit furent réhabilités par la République le 16 décembre 1897, soit 22 ans après la mort de Pierre Vaux. Source dépliant "Parcours de découverte": Comité d'Initiative pour la mémoire de Pierre Vaux et Jean Baptiste Petit.